Guide des droits et des démarches administratives

Salarié en congé de paternité et d'accueil de l'enfant : indemnités journalières
Fiche pratique

Pendant votre congé de paternité et d'accueil de l'enfant, le contrat de travail est suspendu et vous avez droit au versement d'indemnités journalières (IJ) versées par la sécurité sociale. Ces IJ sont versées sous conditions de cotisations. Le montant versé varie en fonction de votre salaire.

Pour percevoir les IJ versées durant le congé de paternité et d'accueil de l'enfant, vous devez respecter les conditions suivantes.

Vous devez demander à prendre le congé de paternité et d'accueil de l'enfant dans les 4 mois qui suivent la naissance de l'enfant (sauf report du délai).

Vous devez justifier de 10 mois d'immatriculation (possession d'un numéro d'assuré social) à la date du début du congé.

Vous devez :

  • soit avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois précédant le début du congé,

  • soit avoir cotisé sur un salaire au moins équivalent à 1 015 fois le Smic horaire au cours des 6 derniers mois précédant le début de son congé de paternité.

Si vous exercez une activité saisonnière ou discontinue, vous devez :

  • soit avoir travaillé au moins 600 heures,

  • soit avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2 030 fois le montant du Smic horaire au cours des 12 mois précédents.

Vous devez cesser toute activité salariée, même si vous travaillez pour 2 employeurs différents. En cas de demande de congé chez un employeur et de poursuite de l'activité chez l'autre, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) peut réclamer le remboursement de la somme versée.

Pour percevoir les indemnités, vous devez adresser à votre caisse d'assurance maladie l'une des pièces suivantes :

  • soit la copie intégrale de l'acte de naissance de l'enfant,

  • soit la copie du livret de famille mis à jour,

  • soit la copie de l'acte de reconnaissance de l'enfant (si l'enfant est mort-né),

  • soit la copie de l'acte d'enfant sans vie et un certificat médical d'accouchement d'un enfant né mort et viable (si l'enfant est mort-né).

Le congé est également ouvert au salarié soit conjoint de la mère, soit liée à elle par un pacte civil de solidarité (Pacs) ou vivant maritalement avec elle. Si c'est votre cas, pour bénéficier des indemnités, vous devez fournir l'une des pièces suivantes attestant de la naissance de l'enfant :

  • soit la copie intégrale de l'acte de naissance de l'enfant,

  • soit la copie de l'acte d'enfant sans vie et un certificat médical d'accouchement d'un enfant né mort et viable (si l'enfant est mort-né).

Vous devez également joindre l'un des justificatifs suivants attestant de votre lien avec la mère de l'enfant :

  • soit un extrait d'acte de mariage,

  • soit une copie du Pacs,

  • soit un certificat de vie commune ou de concubinage de moins d'un an ou, à défaut, une attestation sur l'honneur de vie maritale cosignée par la mère de l'enfant.

Pour calculer le montant des IJ, votre CPAM détermine un salaire journalier de base calculé en prenant en compte le total des 3 derniers salaires perçus avant la date d'interruption du travail, divisé par 91,25 (pour les salariés mensualisés).

Votre salaire est pris en compte dans la limite du montant du plafond mensuel de la sécurité sociale en vigueur lors du dernier jour du mois qui précède l'arrêt (soit 3 218 € par mois en 2016).

La sécurité sociale retire à ce salaire journalier de base un taux forfaitaire de 21%.

Le montant minimum des IJ de paternité est fixé à 9,27 € par jour.

Le montant maximum des IJ de paternité est fixé à 83,58 € par jour.

À noter
le contrat de travail ou la convention collective applicable peut prévoir des conditions d'indemnisation plus favorables que celles de la sécurité sociale, pouvant aller jusqu'au maintien intégral du salaire.

Pour percevoir les indemnités de la CPAM, le congé doit être pris dans les 4 mois qui suivent la date de naissance de l'enfant.

Un report du délai est possible si l'enfant est hospitalisé ou si vous bénéficiez du congé postnatal de maternité à la place de la mère (en cas de décès).

Les indemnités journalières sont versées tous les 14 jours.

Les indemnités journalières ne sont pas cumulables avec :

  • les indemnités journalières versée pour maladie ou accident du travail,

  • les allocations de chômage ou les minima sociaux.

Où s'adresser ?

Modifié le 01/01/2016 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
source www.service-public.fr